Les éditos 2012
Lundi 27 février 2012
Pourquoi j'ai voté non au traité de Mécanisme Européen de stabilité.
Mardi 21 février, les députés ont du se prononcer sur le projet de loi de ratification du traité du mécanisme européen de stabilité. Ce dispositif, les socialistes derrière François Hollande le refusent car nous le considérons avant tout comme un projet imposé aux citoyens par la droite européenne.
La stabilité ne peut pas être synonyme d'austérité : François Hollande a pris l'engagement de renégocier ce traité. Parce que si les socialistes sont profondément attachés à l'idée d'Europe et solidaires des autres pays de l'Union Européenne, nous sommes également persuadés que l'austérité n'est pas une réponse satisfaisante à la crise. Le traité voté le 21 février par la droite et voulu par le gouvernement n'est pas sans contrepartie. Il ne l'est pas en terme d'engagements budgétaires pour la France et il ne l'est pas également parce qu'il est conditionné par la ratification du traité conclu entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel qui impose la transposition de la règle d'or dans le droit des Etats sollicitant l'aide européenne. Non seulement l'austérité ne peut être la condition de la solidarité mais elle n'est pas non plus gage de stabilité.
En 2008, j'avais fait le choix de voter contre le traité de Lisbonne parce que je considérais que les citoyens français ne pouvaient être écartés de ce débat. L'Europe ne doit pas se départir de son idéal démocratique et ma conviction demeure que la démocratie doit être au coeur de nos préoccupations européennes.
Pour toutes ces raisons, je me suis prononcée contre le traité de mécanisme Européen de stabilité lors du vote à l'Assemblée Nationale. Je suis favorable à un dispositif durable de stabilisation de la zone euro mais qui doit se faire en privilégiant la croissance et l'emploi, qui doit déterminer un nouveau rôle pour la BCE et qui doit véritablement associer les peuples européens.
Mardi 7 février 2012
Depuis plusieurs années, le Président de la République et les membres du gouvernement n’ont cessé de répéter qu’ils n’augmenteraient pas les impôts ; et qu’ont-ils fait ? Ils ont multiplié les nouvelles taxes (plus de 30) touchant tous les français et notamment les plus modestes.
A partir de là, il n’y avait plus qu’un pas à franchir : augmenter l’impôt le plus injuste : la TVA. Ils ont commencé en 2010, en l’accroissant sur les triples usages de l’internet : 1 milliard d’euros ; ils ont continué en décembre 2011 en l’augmentant sur les produits de première nécessité, les transports de voyageurs, les travaux d’amélioration des logements (de 5,5 % à 7 %), les sandwiches !!! Au total : 1,8 milliard d’euros.
1,8 milliard d’euros qui nous rappelle le cadeau fait juste avant aux plus grandes fortunes en baissant l’ISF. Et enfin, le gouvernement propose aujourd’hui de porter la TVA de 19,6 % à 21,2 % touchant ainsi les carburants, l’électricité, le fioul et la plupart des produits. Cela devrait représenter un total de 10 milliards (selon Mme Pécresse). Quand on additionne tous ces chiffres, la hausse de la TVA représente 13 milliards, c'est-à-dire le paquet fiscal de 2007 !!!
Des cadeaux ont été faits pour une petite minorité de fortunés, mais quand il faut régler la facture, ce sont tous les français qui doivent passer à la caisse. La TVA ne peut être sociale ; c’est l’impôt le plus injuste qui soit et son poids est d’autant plus important que les revenus des ménages sont faibles.
Le gouvernement aura réussi en cinq ans à être le triple champion de la dette, de l’injustice et du « matraquage » fiscal.
jeudi 5 janvier 2012
Voici venu le temps des vœux ; en 2011, chacun a eu son lot de joies ou de peines, mais je tiens à profiter de ce moment particulier pour faire un point sur les évènements de l’année.
Nous le savons, nous traversons une période difficile pour laquelle nous avons plus que jamais besoin de nous sentir forts et convaincus dans notre capacité à être unis. Face à la crise actuelle qui n’épargne personne dans notre société, nous devons faire naitre un nouveau modèle apportant d’autres réponses aux problématiques économiques, sociales et environnementales, sur le fondement de valeurs d’humanité et de solidarité indispensables pour une société juste.
Même si cette année fut lourde d’évènements, ne baissons jamais les bras ; il faut toujours garder confiance en l’avenir. Nous devons, avec courage et volonté, savoir prendre des risques et les assumer, et faire en sorte que l’action collective nous permette de relever les défis de demain. Face aux injustices, nous devons faire preuve de maturité pour revendiquer et nous battre farouchement, mais aussi dignement, pour que nos droits fondamentaux soient respectés. Néanmoins, rester immobile dans ce monde qui bouge, serait faire preuve d’une réelle irresponsabilité vis-à-vis des générations futures à qui nous risquons de transmettre une dette insurmontable.
Je vous adresse à toutes et tous du fond du cœur, mes meilleurs vœux pour 2012, en particulier aux personnes les plus fragiles, victimes de la maladie, de la solitude ou du chômage. J’adresse également tous mes vœux de réussite aux entrepreneurs qui créent et innovent au quotidien dans tous les domaines ainsi qu’aux jeunes qui font leurs premiers pas dans la vie active. Que votre audace et votre esprit d’initiative vous permettent de surmonter les difficultés.
Soyez assurés que je continuerai à mettre toute mon énergie à poursuivre la construction d’une société meilleure et plus juste avec tous celles et ceux qui partagent ce rêve, cette ambition…
Pour que 2012 voit nos efforts récompensés, nos espérances de changement aboutir, voici le vœu que je formule : « restons unis, confiants et solidaires. »



