LES EDITOS 2010


Retraites : la réforme anti-populaire

 « C’est une réforme pour les marchés financiers, pas pour les Français » (Jean-Marc Ayrault).Le projet présenté par le gouvernement le 16 juin est un monument d’injustice sociale et d’inefficacité financière.
 
Le recul de l’âge légal de la retraite à 62 ans, la mesure phare de ce projet, est inéquitable et injuste. Il pénalisera principalement les ouvriers et les employés qui ont été contraints de commencer à travailler jeune. Ce sont eux qui devront travailler plus, alors qu’ils ont les métiers les plus pénibles et donc une espérance de vie moins grande. Ce sont encore eux qui devront porter le poids principal de l’effort alors que les hauts revenus n’auront qu’à s’acquitter d’une aumône symbolique et resteront sous la protection du bouclier fiscal. Les revenus du capital ne participeront qu’à hauteur de 7% du financement total.

En réalité, la solution du report de l’âge légal de la retraite est un mensonge économique. Quand 65% des salariés de plus de 50 ans n’ont plus accès à l’emploi, comme c’est le cas actuellement, la charge économisée sur les retraites sera transférée sur l’assurance chômage ou sur les minima sociaux. De plus, ces périodes de chômage conduiront mécaniquement à une baisse du montant des pensions. Tous les salariés qui connaissent des ruptures de carrière, particulièrement les femmes, seront les grands perdants d’une telle réforme.

Pire encore, après avoir occis la retraite à 60 ans, le gouvernement est en train d’enterrer le débat sur la pénibilité. Cédant au Medef, Eric Woerth propose qu’elle soit définie sur des critères individuels et non sur la base du métier. Seuls les salariés qui pourront prouver d’une incapacité physique d’au moins 20% pourront bénéficier du maintien de leur retraite à 60 ans. Cette mesure n’aura aucune portée. De l’aveu même du ministre, elle ne concernera que 10 000 personnes tout au plus !

On nous promettait une réforme ambitieuse capable de pérenniser le système de retraite par répartition, on nous présente en fait des mesures de colmatage jusqu’en 2018. Au-delà, c’est le trou noir…

Pour exemple, le fonds de réserve des retraites mis en place et abondé chaque année par le gouvernement Jospin, n’a pas été alimenté par les gouvernements de droite. Pire, les 34 milliards qu’il contient vont être pillés pour combler temporairement les déficits des régimes sociaux. Ce fonds, qui avait été créé pour faire face au pic démographique de 2020, aura été dilapidé par une droite qui hypothèque l’avenir avec une gestion de court terme.

Comme la réforme Balladur adoptée en plein mois d’août, comme la réforme Fillon votée en juillet, le calendrier du gouvernement vise à empêcher tout débat public en se superposant avec celui de la Coupe du Monde de football, des vacances d’été et de la rentrée scolaire. Une manière d’anesthésier toute contestation. C’est la raison pour laquelle le groupe socialiste a demandé à ce que les débats en commission soient publics et que le gouvernement n’utilise ni la procédure d’urgence, ni le temps programmé. Sur un dossier d’une telle importance, les Français ont le droit de savoir ce qui les attend et les alternatives qui sont proposées par la gauche.

 

Grenelle 2 - nos propositions

 

 Nos propositions pour le Grenelle de l’environnement
A la démarche pointilliste et technocratique du gouvernement, les députés socialistes opposent la conception d’un nouveau modèle de développement écologique et social centré sur cinq axes forts :

 

►Une économie verte : soutien au développement de toutes les filières d’énergie renouvelable, y compris l’éolien ; création d’un Pôle public de l’énergie ; application du principe pollueur payeur.

► Une fiscalité écologique : modulation de la TVA sur les produits de consommation en fonction de leur impact environnemental ; mise en œuvre de la taxe poids lourds pour le ferroutage ; contribution climat énergie écologiquement efficace et socialement juste.

► Des modes propres de production et de consommation : programmes de conversion des grandes filières industrielles vers les productions propres et moins gaspilleuses d’énergie (ex: la voiture propre…) ; plan pour le ferroutage ; développement des circuits courts de distribution ; affichage environnemental et social.

► Des villes nature: financement public garanti pour le développement des transports collectifs et des éco quartiers ; prise en compte du critère services écologiques rendus dans le calcul des dotations de l’Etat aux collectivités ; mise en œuvre du programme de maitrise thermique des bâtiments avec notamment la rénovation des logements anciens.

►Une biodiversité protégée : la trame verte et bleue doit être juridiquement contraignante pour être efficace et permettre la migration des espèces dans un contexte de réchauffement climatique.

 

Nous les avions alertés

 

Nous les avions alertés, nous avons eu raison…
Cela deviendrait presque une habitude dans le gouvernement et la majorité : rester sourd aux critiques de l’opposition pour s’apercevoir, généralement plusieurs mois après, que les arguments présentés par celle-ci étaient justes : bouclier fiscal,  taxe carbone, suppression de la publicité sur les chaînes publiques…

Autant de sujets sur lesquels l’UMP a dû admettre la pertinence des critiques formulées par l’opposition. 

  •  Sur le bouclier fiscal

Depuis sa mise en place en 2007, le Groupe SRC combat le bouclier fiscal, pêché originel du gouvernement de Nicolas Sarkozy, inefficace économiquement, injuste socialement et très coûteux pour nos finances publiques.
Les 585 millions d’euros que cette mesure a coûtés sur l’année 2009 ont profité à 99 % aux  16 350 contribuables les plus fortunés.

Elle ne se justifie pas non plus par son objet prétendu, celui de faire revenir les capitaux des contribuables fortunés : elle s’est révélée totalement inefficace en la matière.
La crise a rendu le bouclier fiscal encore plus inopportun. Alors que le chômage s’accroît, que la précarité augmente et que le pouvoir d’achat des ménages est en berne, le maintien de cette mesure apparaît aux yeux des Français comme une provocation insupportable. 
Aujourd’hui, alors que les Français ont exprimé lors des élections régionales une aspiration à plus de justice sociale et fiscale, de nombreux députés UMP, plus éclairés que le gouvernement, commencent enfin à ouvrir les yeux et à demander l’abrogation du bouclier fiscal, se rendant ainsi tardivement à nos raisons. Il était temps. 

  •  Sur la Taxe Carbone

La Taxe Carbone, hier défendue avec beaucoup d’ardeur par le gouvernement, a été suspendue par le Président de la République. Depuis le départ, les socialistes dénonçaient une mesure mal ficelée et mal pensée : faire payer les ménages et non les entreprises est une rupture manifeste d’égalité, inacceptable sur le plan social.

Le Conseil Constitutionnel, en censurant cette mesure ne s’y est d’ailleurs pas trompé. Depuis le camouflet qu’a connu la majorité à l’occasion des élections régionales, la Taxe Carbone a été liquidée, emportant avec elle nombre des ambitions écologiques du gouvernement.
 Une nouvelle fois, le gouvernement a fini par se ranger aux arguments de l’opposition.

  • Sur la suppression de la publicité

Sans aucune concertation, le Président Sarkozy a annoncé, lors de ses vœux à la presse en 2008, la suppression de la publicité sur la télévision publique, après 20 h dans un premier temps et dans sa totalité fin 2011. Le socialistes avaient alors dénoncé les évidents problèmes de financement que cette décision unilatérale posait –un manque-à-gagner de 450 millions d’euros- et le cadeau fait aux grandes chaînes de télévision privées.
Or, le 7 avril dernier, le Président du groupe UMP Jean-François Copé a finalement opéré un rétropédalage sur cette question en souhaitant revenir sur la suppression de la publicité avant 20h, dont le coût supplémentaire serait de 200 millions d’euros. Les socialistes ont donc fini par obtenir gain de cause. Voilà une prise de position inattendue mais raisonnable, qui alourdit, s’il en était encore besoin, le climat qui règne au sein de la majorité et au sommet de l’Etat : cette nouvelle cacophonie rend décidément bien peu lisible et cohérente l’action du gouvernement et de sa majorité.

  •  Sur la privatisation de la régie publicitaire

Compte tenu de la perspective de suppression de la publicité sur les chaînes publiques, France Télévision a d’ores et déjà engagé la privatisation de sa régie publicitaire. 70 % du capital de celle-ci doit être cédé à Stéphane Courbit, qui possède par ailleurs une société de production audiovisuelle…
Les socialistes ont dénoncé avec force non seulement les cadeaux faits aux « amis du Fouquet’s » mais aussi le risque évident de conflit d’intérêts en la matière. La majorité avait alors fait la sourde oreille. 
La semaine dernière, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la communication, s’en est tardivement et maladroitement aperçu, mettant dans l’embarras l’ensemble de la majorité. A force de pédagogie, le groupe SRC a une nouvelle fois su faire porter ses arguments.

 

2 mars 2008

 

Comme vous le savez tous, la tempête Xynthia a durement touché notre département de la Charente-Maritime et plus particulièrement les zones littorales. L’ensemble de mon équipe et moi-même souhaitons adresser notre soutien le plus sincère aux familles des victimes et aux sinistrés de cette catastrophe.

Je tiens à saluer le travail qui est en train d’être accompli par tous les professionnels et les bénévoles mobilisés sur le terrain. Je souhaite également vous assurer que vos élus restent à votre disposition pour vous venir en aide notamment dans la phase de reconstruction qu’il faudra rapidement envisager. Je pense notamment à ceux dont l’outil de travail a pu être dévasté par la tempête. Nous nous engageons à être les relais de vos demandes et des aides que les collectivités et les services de l’Etat pourront vous accorder. C’est collectivement et sous le sceau de la solidarité, que nous devons envisager les jours, les semaines et les mois à venir pour la Charente-Maritime.

 

L’année 2009 vient de s’achever, elle a été pour notre pays une année difficile. La France n’a pas été épargnée par les difficultés, et la situation sociale est très préoccupante. Cette crise par ses ressorts est sans précédent, elle doit nous obliger à mettre en place des politiques plus justes et plus solidaires.

Restons vigilants, ne cédons pas aux dangereuses tentations d’un repli  identitaire, dérive des réflexes habituels dans les périodes difficiles.

Gardons nous des visions réductrices et faisons en sorte que toujours domine notre conception du vivre ensemble. Restons fidèles à notre tradition de respect où tous les citoyens, partageant leur existence et leur culture, se retrouvent dans un idéal commun.

C’est ensemble que nous devons construire nos projets collectifs.

Pour notre circonscription, nous devons agir, face aux grands défis qui nous attendent dans une démarche solidaire, dynamique et  respectueuse de l’environnement ; une circonscription où chacun trouve sa place, toute sa place, dans la concertation et dans un espace rural humanisé où chacun puisse se sentir bien et en sécurité.

Je souhaite qu’au cours de l’année 2010, nous puissions vivre dans le respect des uns et des autres afin de préparer ensemble et sereinement l’avenir.

Le philosophe Alain, dans sa vision du bonheur, disait : « L’homme n’est heureux que de vouloir et d’inventer. »

Aussi, pour 2010, forçons notre destin.

Bonne année à tous.