LE BLOG
lun
28
sep
2009
Vote contre la privatisation de la Poste
Adopté en Conseil des ministres le 29 juillet, le projet de loi de modernisation de La Poste prévoit de changer le statut du premier service public de proximité en France : désormais La Poste ne sera plus un établissement public industriel et commercial (EPIC) mais une société anonyme.
Soutenu par Jean-Paul Bailly, président de La Poste, le projet prévoit que La Poste restera à capitaux 100% publics. Mais cette promesse destinée à calmer les inquiétudes des syndicats n’a pas eu l’effet escompté : lundi 21 septembre quatre syndicats (CGT, SUD, CFTC, FO) ont appelé à une grève illimitée dans les 185 bureaux de poste parisiens, mardi 22 septembre Olivier Besancenot et une cinquantaine de postiers ont occupé la Bourse… Les manifestations « anti-privatisation de La Poste » se sont intensifiées la semaine dernière.
Car si le gouvernement prétend que le changement de statut est nécessaire au financement du développement de l’entreprise et a affirmé à répétition que La Poste resterait à capitaux 100% publics, personne n’est dupe. On se souvient de la même promesse faite par Nicolas Sarkozy en 2004, alors ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, à propos d’EDF-GDF et l’on parle de « prélude à la privatisation de La Poste » (à l’heure actuelle le groupe GDF-Suez est coté en Bourse et l'Etat ne détient plus que 35,6% de son capital).
Aujourd’hui, La Poste ferme régulièrement des bureaux et détruit des milliers d’emplois (50 000 emplois supprimés depuis 2002). Avec ce projet ouvrant la voie à une privatisation prochaine, le gouvernement s’apprête à porter le coup de grâce au service public postier.
Devant le refus du gouvernement de laisser la parole aux Français pour qu’ils décident eux-mêmes de l’avenir de La Poste par référendum, les opposants à la transformation de La Poste en société par actions ont lancé cette semaine une votation citoyenne sur l’avenir de La Poste. Dès à présent et jusqu’au 3 octobre, des urnes sont à disposition des citoyens sur les marchés, dans les bureaux de poste et dans les mairies pour répondre à une question : le gouvernement veut changer le statut de La Poste pour la privatiser, êtes-vous d’accord avec ce projet ?
Aménagement du territoire et lien social dans les zones rurales et les quartiers populaires : les enjeux de ce débat sont lourds. Il est important de se mobiliser pour faire obstacle au projet du gouvernement.
En participant au vote organisé près de chez vous, dites non à la privatisation de La Poste !
VOTATION CITOYENNE
Lieux de votes à Saintes
Samedi 3 octobre2009
de 9h00 à 12h00
- Marché Saint Pierre
- Poste centrale
- Poste de Bellevue
- salle Saintonge n°2
- salle J. Renoir (maison des associations)
de 15h00 à 18h00
- Rue piétonne (Alsace-Lorraine)
- salle Saintonge n°2
ven
25
sep
2009
La crise du lait !
Récemment, le gouvernement a été interpellé plusieurs fois sur la baisse des revenus des producteurs laitiers. Aujourd'hui le monde agricole fait face à une véritable crise du lait, l'effondrement des cours des produits laitiers ayant progressivement plongé les agriculteurs dans une situation intenable avec un prix de vente du lait insuffisant pour couvrir leurs charges.
Grève des livraisons aux entreprises, épandage de lait dans les champs, distribution gratuite de lait sur les marchés de La Rochelle, Rochefort et Saintes... en Charente Maritime comme partout ailleurs, des signaux de détresse sont lancés par des producteurs ayant un besoin vital de changement.
Il est important de mettre l'accent sur les incertitudes qui pèsent sur l'avenir du secteur laitier quant à la pérennité des mécanismes de régulation de la production, sachant que seul un revenu décent des producteurs pourrait assurer l'avenir de l'industrie agroalimentaire.
Mardi 15 septembre, lors de la séance des questions au gouvernement, le député Bernard Cazeneuve (SRC) a rappelé que cette crise agricole est d'abord celle du libéralisme, qui intervient notamment suite à la mise en place il y a quelques mois de la loi de modernisation de l'économie, loi qui a totalement dérégulé les relations entre producteurs et distributeurs, aboutissant à une baisse de 30% des revenus des agriculteurs sans pour autant diminuer les prix à la consommation.
Les agriculteurs risquent de découvrir ce que c'est que le libéralisme: les aides disparaissent et les prix se libèrent. Après avoir délocalisé la production industrielle on est en train de délocaliser la production agricole.
N'est-il pas absurde de faire venir des cerises du Chili ?
Je crains que ce soit la fin de notre agriculture.
Le ministre de l'agriculture Bruno Le Maire a promis que l'Etat soutiendrait les producteurs de lait et a annoncé le versement d'une aide de 30 millions d'euros en faveur des agriculteurs en situation difficile, jeunes et récents investisseurs dans le lait.
Le président a lui annoncé un projet de loi de modernisation de l'agriculture. Mais aucune mesure concrète n'a été prise pour assurer aux producteurs laitiers une situation convenable à long terme.
Face à une crise qui concerne les producteurs laitiers de nombreux pays européens, il est temps de prendre des mesures efficaces et de mettre en place une régulation. Il faut mettre fin aux effets d'annonce et aux vœux pieux.
